am poules fluocom pactes : où est le danger ?

09/03/2010 13:49

Ces derniers mois, les accusations se sont multipliées contre ces ampoules.

Info ou intox ? D’ici 2012 (ainsi en a décidé l’Union européenne), la bonne vieille ampoule à incandescence aura vécu. Sa remplaçante désignée : l’ampoule économique (mais pas uniquement, puisque d’autres applications comme l’halogène ou les spots resteront encore autorisées quelques temps).

Le gain écologique pour une fluocompacte est incontestable : une durée de vie jusqu’à dix fois supérieure, une consommation d’énergie quatre à cinq fois moindre et une recyclabilité à 90 %. A la clé, l’économie potentielle de la consommation électrique est de 15 % par ménage. On peut chiffrer celle-ci, à l’échelle européenne, à 40 TWh, l’équivalent
de l’énergie fournie par dix centrales électriques. D’où la décision de l’Europe (entre autres) d’interdire progressivement
la commercialisation de l’ampoule classique à incandescence.

Décision précipitée et dangereuse, avancent certains. En cause, la présence de mercure, la production de champs électromagnétiques et l’exposition aux ultraviolets. Critiques certes pertinentes, mais qui demandent à être nuancées, comme l’ont fait de nombreuses ONG, généralement très sourcilleuses sur le terrain de l’écologie.

1- Le mercure :

Les dangers de sa diffusion dans l’environnement (notamment en termes de santé humaine) sont avérés. Et de nombreux
organismes internationaux se battent pour les réduire. Le mercure est bel et bien présent dans la technologie des ampoules économiques, mais ne présente un danger immédiat que si l’ampoule se brise accidentellement (c’était déjà le cas pour les tubes d’éclairage). Mais les quantités de mercure libérées ne se révèleront directement nocives pour la santé que si plusieurs ampoules se brisent en même temps et si l’atmosphère de la pièce reste confinée. Le vrai danger du mercure se situe plutôt au niveau de la fin de vie des ampoules dont le mercure, à défaut d’un recyclage soigneusement organisé, pourrait s’accumuler dans l’environnement. Vigilance donc et pression sur les fabricants pour que se développent les technologies sans mercure (ce serait en bonne voie).

2- Les champs électromagnétiques :

Là encore, la mise en garde est fondée. Et elle vient rejoindre celles déjà lancées à l’encontre du GSM et autres réseaux WIFI qui envahissent notre vie. Globalement, tout appareil électrique émet des champs électromagnétiques dont l’intensité dépend de la puissance et de la fréquence du signal. En tout état de cause, la question de la nocivité des champs électromagnétiques reste toujours posée. A priori, elle est liée à la distance à laquelle on se trouve et à la durée d’exposition. Le principe de précaution suggère qu’il vaut mieux maintenir une distance de quelques dizaines de centimètres avec l’ampoule économique, surtout si on l’utilise comme lampe de chevet ou de bureau.

3- Les ultraviolets :

Une note du SPF Santé Publique signale un dépassement possible des normes d’exposition (prolongée) pour certaines ampoules à simple enveloppe de typehalogénures métalliques (céramiques). Les ampoules économiques à décharge ne sont donc pas concernées. La nouvelle réglementation Ecodesign est stricte à ce niveau.

Pas de panique donc. Mais pas de désinvolture non plus. L’urgence climatique impose certes le passage rapide aux ampoules économiques, mais la vigilance et des contrôles de qualités scrupuleux restent nécessaires. Et surtout, il faut d’urgence développer une collecte efficace des ampoules usagées et améliorer les filières de recyclage.

Michel HUART
Secrétaire Général de l’APERe

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