Flambée des prix des combustibles fossiles et de l’électricité : passons aux énergies vertes !

07/08/2011 18:47

Dans son 2ème rapport trimestriel 2011 sur l’analyse des prix, le SPF Economie constate que les prix des produits énergétiques contribuent à plus de la moitié de l’augmentation de l’inflation. Poussé par le prix du pétrole, les prix des carburants ont connu une augmentation à un an d’écart de 15,3 %. En juin 2011, les prix de l’électricité étaient 14,6 % plus élevés qu’en juin 2010. En ce qui concerne le gaz, le prix a augmenté de 20,6 % entre le deuxième trimestre 2010 et celui de 2011.

Au cours des prochains mois, il est pratiquement certain que les prix à la consommation de l’énergie se maintiendront à des niveaux élevés. En effet, les cours du pétrole sur les marchés internationaux déterminent en grande partie, avec plus ou moins de décalage, les variations de prix des différents produits énergétiques.

Une envolée des prix du pétrole …

Au deuxième trimestre 2011, un baril de Brent brut coûtait en moyenne 117,5 $, contre 104,8 $ au trimestre précédent. La hausse moyenne des prix du pétrole exprimés en $ d’une année à l’autre est ainsi passée de 37,5 % à 49,9 % au cours de cette même période. La forte appréciation de l’euro par rapport au dollar au second trimestre a compensé considérablement cette hausse : exprimé en euros, le cours du Brent a augmenté de 32,6 % au cours du trimestre sous revue, contre 38,9 % au premier trimestre.

La flambée du prix du pétrole s’explique par la croissance de sa consommation mondiale, tirée par la demande des pays émergents. De plus, les tensions politiques persistantes au Moyen Orient et en Libye ont continué à aggraver la hausse des cours du pétrole.

Afin de répondre à ces troubles et de pallier à l’interruption des exportations du brut libyen, l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) a pris la décision, le 23 juin dernier, de débloquer 60 millions de barils de pétrole de ses réserves stratégiques. Cette mesure, augmentant l’offre disponible sur les marchés, a pour objectif d’éviter une nouvelle flambée des prix de l’énergie. Ces volumes ont été mis sur le marché pour une période initiale de 30 jours, soit deux millions de barils par jour. Cette décision a provoqué une chute des cours journaliers du Brent fin juin, tombant ainsi à leur plus bas niveau (en dollars) depuis février dernier. Les cours sont cependant repartis à la hausse début juillet, atteignant les hauts niveaux de juin. Cette mesure sera réévaluée après 30 jours, et de nouvelles dispositions seront éventuellement décidées selon l'évolution de la situation.

…suivie de hausses des prix des carburants

Les prix des carburants et des combustibles liquides, qui réagissent quasi instantanément aux fluctuations du cours du pétrole, ont connu au second trimestre une augmentation à un an d’écart de respectivement 15,3 % et 25,2 %. Le rythme de progression de ces prix s’est ralenti par rapport au premier trimestre de l’année. Concernant le diesel, le prix maximum moyen est resté relativement constant au cours du deuxième trimestre, s’établissant en juin à 1,44 euro/litre (TVA incluse), soit 20 eurocents de plus que douze mois auparavant. Quant au prix maximum moyen pour l’essence (super 95), celui-ci a atteint un pic en avril et mai, avec 1,65 euro/litre (TVA incluse). En juin, le prix est redescendu à 1,61 euro/litre, soit une hausse de 14 eurocents par rapport à juin 2010.

L’électricité toujours plus chère

Depuis le troisième trimestre 2009, les prix à la consommation de l’électricité ne cessent d’augmenter. Le rythme de progression des prix à un an d’écart s’est à nouveau accéléré, atteignant 11,9 % au deuxième trimestre 2011, contre 7,2 % au trimestre précédent. En juin 2011, les prix de l’électricité étaient 14,6 % plus élevés qu’en juin 2010. Deux composantes principales contribuent au prix de l’électricité : le prix du fournisseur d’énergie (celui-ci est fixé librement depuis la libéralisation du marché de l’électricité et chaque fournisseur utilise sa propre formule de tarification, ainsi que ses propres paramètres d’indexation et coefficients de pondération), et les tarifs de distribution. En ce qui concerne les formules de tarification proposées par les fournisseurs, on peut distinguer deux grandes catégories : celles basées sur des indexations mensuelles et celles qui sont fixes pour une durée d’un an jusque trois ans (autour de 17 % du marché). D’autres facteurs exercent également une influence non négligeable sur l’évolution du prix à la consommation, à savoir divers impôts et taxes, ainsi que les tarifs de transport.

Vu l’évolution du cours du pétrole ces derniers mois, et son influence sur la composante énergétique dans la plupart des formules d’indexation du prix énergétique, il est probable que le prix de l’électricité poursuive sa hausse au cours des prochains mois.

Le prix du gaz en progression

En ce qui concerne le gaz, le prix a augmenté de 20,6 % entre le deuxième trimestre 2010 et celui de 2011. Le rythme de progression des prix s’est donc accéléré par rapport au trimestre précédent (18,8 %). En juin, le niveau d’inflation a même atteint 24,2 %. Le prix du gaz naturel payé par le consommateur final couvre le prix du fournisseur d’énergie, les tarifs de réseaux, divers impôts et taxes. Depuis la libéralisation du marché du gaz, le prix de vente de la composante énergie est fixé librement par les fournisseurs. Ceux-ci déterminent leurs propres formules de tarification, ainsi que les paramètres d’indexation et des coefficients d’indexation. Vu l’évolution récente du cours du pétrole et son impact sur la composante énergétique, le prix à la consommation du gaz poursuivra probablement sa progression au cours des prochains mois.

Extrait du 2ème rapport trimestriel 2011 de l’Institut des Comptes Nationaux http://economie.fgov.be

source : guider.be

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