Le Gouvernement wallon a adopté la structure du Plan Marshall « 2.Vert ».

11/10/2009 14:30

Ce nouveau Plan laisse entrevoir quelques perspectives prometteuses pour le secteur wallon de l’énergie durable. Celui-ci doit maintenant affirmer ses ambitions… Après le Contrat d’Avenir pour la Wallonie et les plans stratégiques transversaux (2004/2005), le premier « Plan d’actions prioritaires pour l’avenir wallon », dit « Plan Marshall » (2006), avait donné quelques aigreurs aux associations environnementales. Mêmes les syndicats s’étaient inquiétés de la quasi absence de la dimension environnementale et en particulier des pistes d’énergie durable. Le Plan Marschall « 2.Vert », adopté le 17 septembre dernier, devrait leur donner satisfaction, au moins en termes d’intention. Soulignons trois innovations majeures : 1. La création d’un sixième pôle de compétitivité focalisé sur les « technologies environnementales » et sensé bénéficier des mêmes soutiens en termes d’encadrement, d’investissement, de recherche, de formation... que les cinq premiers pôles (sciences du vivant, agro-industrie, génie mécanique, transport- logistique, aéronautique-spatial). 2. L’accent mis sur un axe « alliance emploi- environnement », centré dans un premier temps sur le bâti et un plan pluriannuel d’économies d’énergie, de construction durable et d’intégration des énergies renouvelables. 3. La volonté de mise en œuvre transversale des principes de développement durable dans toutes les politiques régionales, qui devrait être garante d’une égalité de traitement entre économie, environnement et social dans l’ensemble des actions menées. Ceci n’est sans doute pas du luxe en période de crise économique. Dans cet esprit, un appel à projets « développement durable » devrait être lancé auprès des différents pôles. Ce nouveau Plan est doté d’un budget de 1,6 milliards d’euros auquel s’ajoute 1,15 milliards de financement alternatif. Nous sommes donc en droit d’attendre des retombées significatives en termes de Recherche & Développement, de formations, d’emplois et de partenariats dans le secteur des énergies durables. A titre indicatif, le premier Plan avaient initié quatre appels à projets au sein des cinq autres pôles de compétitivité. Ces actions ont généré 118 projets labellisés, créé 27 000 emplois, mis en formation plus de 115 000 personnes et permis l’engagement de 1 250 nouveaux chercheurs. Mais ne tombons pas pour autant dans l’angélisme. Ce nouveau Plan n’est encore qu’une feuille de route appelée à déboucher sur des actions concrètes. Et on n’y trouve guère de références formelles aux nouvelles pistes énergétiques. Les pouvoirs publics proposent de renforcer les mécanismes administratifs et financiers : sept axes prioritaires miseront notamment sur le capital humain, la formation, la mise en réseau et la complémentarité entre la Wallonie et Bruxelles. Mais il va falloir mettre du concret derrière les mots. Et en particulier derrière ce concept encore un peu fourre-tout de ≪ nouvelles technologies environnementales ≫. Le Gouvernement s’engage à faire ces choix ≪ par le recours systématique a des jurys indépendants et des analyses objectives ≫. Celles-ci seront notamment appelées a ≪ identifier les filières porteuses dans lesquelles la Wallonie peut exceller a l’échelle européenne ou mondiale en matière de technologies environnementales ≫. Il s’agira ici d’éviter une dispersion des actions. Ceux qui tiennent les énergies durables comme une priorité absolue, gagneraient à peser de tout leur poids dans la définition des critères qui sous-tendront ces choix, les cahiers des charges des appels à projets et la répartition budgétaire qui en découlera. Le sixième pole de compétitivité doit avant tout permettre à la Wallonie de s’engager dans le défi climatique en orientant ses compétences vers le secteur de l’énergie durable.

http://planmarshall.wallonie.be

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