L'éolien réduit les émissions de CO2 en temps réel.

28/11/2011 11:46

 

La gestion du réseau nous explique pourquoi l'éolien réduit les émissions de CO2. La majorité de notre électricité vient du nucléaire (57%). L'appoint nécessaire pour assurer l'équilibre entre l'offre et la demande est fourni majoritairement par des turbines gaz-vapeur (TGV), plus flexibles et modulables. A cela viennent s'ajouter les productions renouvelables qui nourrissent le réseau de façon intermittente, pour le vent et le soleil en tout cas.

Quand il y a du vent, les éoliennes produisent de l'électricité, et permettent de réduire en temps réel la production électrique des centrales au gaz. Chaque kWh produit par une éolienne évite la production de kWh fossiles et réduit drastiquement les émissions de notre production d'électricité. La Commission wallonne pour l'Energie (CWaPE) a chiffré cette économie à 456 grammes par kWh produit. Un mémoire récemment paru a réévalué ce chiffre à 400 grammes, ce qui reste une économie substantielle.

Quand le vent diminue, les éoliennes ralentissent ou s'arrêtent temporairement. Dans le pire des cas, la production électrique classique retrouve son taux d’émission de CO2 initial. Il s'agit bien d'un retour au niveau initial, pas d'une augmentation par rapport au niveau de base.

Ce ne sont pas les centrales qui compensent l'arrêt de l'éolien, c'est l'éolien qui vient soulager la production traditionnelle.

Quand on y pense…

 

Plus d'éolien ?

Moins de CO2.

 

 

Pas de centrales polluantes pour compenser l'éolien

Les variations de l'éolien ne sont qu'un des nombreux facteurs qui entrent dans la gestion du réseau électrique. Celle-ci intègre les variations de l'offre (la production d'électricité), mais aussi et surtout celles de la demande, de la consommation d'électricité, donc. Ce sont des éléments très très mouvants qui se régulent en permanence, et il n'y a pas de compensation spécifique pour l'éolien.

D'ailleurs, lorsqu'un nouveau parc éolien est construit, les autorités en charge de l'équilibre ne prévoient ni d'installer de nouvelles unités de production, ni d’augmenter le niveau de production des centrales existantes.

La preuve par des mesures réelles

Ce graphique nous vient de la gestion du réseau irlandais. Il reprend la consommation électrique du pays et les émissions de CO2 de la production électrique, calculées quart d'heure par quart d'heure en se basant sur la production des centrales, leurs courbes de chauffe et le pouvoir calorifique de leurs combustibles.

Suivez les courbes du regard et tirez vos propres conclusions... Qu'est-ce qui se passe au niveau du CO2 quand la production éolienne augmente ?

Zéro CO2 pour l'éolien ?

De façon indirecte, les éoliennes émettent un petit peu de CO2. La construction des machines, leur transport, leur mise en place, leur entretien et leur démantèlement provoquent des émissions de gaz à effet de serre. Par contre, dans la mesure où il n'y a pas de combustion, la production d'électricité à proprement parler n'émet pas de gaz à effet de serre.

Tout comme les autres énergies renouvelables ou le nucléaire, l'éolien est une technologie à faible intensité carbonique. Une étude anglaise du Bureau  Parlementaire de la Science et de la Technologie a chiffré les émissions de la filière du vent à 5 grammes de CO2 émis par kWh produit.

Par comparaison, une centrale thermique au pétrole, au charbon ou au gaz émettra entre 400 et 800 grammes de CO2 par kWh produit. Pourquoi ? Parce que l'électricité est produite en brûlant un combustible fossile, ce qui dégage beaucoup de gaz à effet de serre. Outre la construction des centrales, leur gestion et leur démantèlement, il faut prendre en compte le fonctionnement même de la centrale, extrêmement gourmand en ressources et généreux en CO2.

source : http://www.quandonypense.be/node/77

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