sommet de cancun ... une solution trouvée

13/12/2010 11:11

Presque 200 nations se sont mises d’accord samedi sur un ensemble modeste de mesures pour lutter contre le changement climatique, parmi lesquelles un nouveau fonds financier pour aider les pays pauvres. Les participants ont par ailleurs ont remis à 2011 la prise de décision concernant les principaux sujets de querelle.

 

« C’est une nouvelle ère de coopération internationale sur le changement climatique qui commence » a déclaré la Ministre des Affaires Etrangères du Mexique Patricia Espinosa aux délégués à la fin des deux semaines de discussions qui avaient lieu à Cancun, faisant référence à la sortie de l’impasse dans laquelle se trouvaient les pays riches et les pays pauvres.

 

L’accord de Cancun, atteint après plusieurs heures de discussions marathon dans la nuit de vendredi à samedi, comprend un plan visant à élaborer un Fonds Vert Climatique, des mesures pour protéger les forêts tropicales, des façons de partager les technologies d’énergie propre et l’aide aux nations en développement à s’adapter au changement climatique.

 

Cancun pourrait avoir sauvé le processus [de discussion] mais n’a pas encore sauvé le climat 

 

L’accord confirme et rend juridiquement contraignant une promesse consistant à réunir 100 milliards de dollars d’aide pour les pays pauvres d’ici 2020 et un objectif visant à limiter l’augmentation des températures moyennes à 2°C par rapport aux niveaux préindustriels.

 

D'après le Ministre de l'Environnement de l'Inde, Jairam Ramesh, les discussions multilatérales n'ont fait que reporter les décisions importantes et ont « atteint un niveau historiquement bas».

 

Les participants aux discussions avaient revu à la baisse leurs ambitions après que le Président américain Barack Obama et d’autres dirigeants mondiaux aient échoué à se mettre d’accord sur un accord juridiquement contraignant à Copenhague l’an dernier. Le sommet de Cancun n’a pas arrêté d’échéance pour la signature d’un tel accord.

 

Le secrétaire britannique à l’énergie et au climat, Chris Huhne, a déclaré que les résultats à Cancun rendaient plus probables le fait que l’Union Européenne renforce ses objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, les faisant passer de 20% à 30% par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2020.

 

« Je pense que cela rend vraiment plus probable un accord sur l’objectif des 30% au sein de l’Union Européenne » a-t-il déclaré à propos de la contribution de l’Union à la lutte mondiale contre le changement climatique.

 

Les scientifiques du Groupe Intergouvernemental d’experts des Nations Unies sur l’Evolution du Climat (GIEC) affirment que le changement climatique entraînera davantage d’inondations, de sécheresses, de désertification, de glissements de terrain et une augmentation du niveau des mers.

 

Malgré les objections de la Bolivie, Patricia Espinosa a choisi de valider l’accord de Cancun samedi. Les représentants boliviens demandaient en effet des réductions bien plus importantes des émissions de gaz à effet de serre de la part des nations riches, arguant que leurs politiques climatiques étaient à l’origine d’un « génocide », avec plus de 300 000 morts liés à des catastrophes naturelles chaque année.

 

« Je vous demande de reconsidérer » votre décision, a déclaré le délégué de la Bolivie, Pablo Solon à Patricia Espinosa. Après plusieurs discours anticapitalistes prononcés par Pablo Solon, Patricia Espinosa a répliqué que les objections de la Bolivie seraient notées dans le rapport final mais qu’elles ne feraient pas échouer l’accord signé par 190 nations.

 

L’accord a été débloqué suite à la décision des délégués de reporter à 2011 ou 2012 la résolution de la dispute opposant les pays riches et les pays pauvres à propos de l’avenir du Protocole de Kyoto, l’actuel traité des Nations Unies qui engage près de 40 nations riches à réduire leurs émissions dans la première période d’engagement, durant jusqu’à 2012.

 

« Cancun pourrait avoir sauvé le processus [de discussion] mais n’a pas encore sauvé le climat » a déclaré Wendel Trio de Greenpeace.

 

Le Japon, le Canada et la Russie ont insisté pendant les discussions pour dire qu’ils n’étendraient pas le Protocole de Kyoto, demandant à la place que l’ensemble des principaux émetteurs y compris les Etats-Unis, la Chine et l’Inde intègrent un nouveau accord mondial.

 

Mais les nations en développement ont déclaré que les pays riches de Kyoto, qui ont consommé la plupart des carburants fossiles responsables du changement climatique depuis la Révolution Industrielle, devaient étendre l’accord au-delà de 2012 avant que les pays pauvres n’acceptent de prendre des mesures pour réduire leurs émissions.

 

Les Etats-Unis n’ont jamais ratifié le Protocole de Kyoto, arguant qu’il excluait à tort les nations en développement des objectifs de réduction des émissions, et coûterait des emplois à leur pays. Les espoirs de Barack Obama de faire voter une législation sur la réduction des émissions de son pays se sont éteints lorsque les Républicains ont remporté les élections de mi-mandat en novembre.

 

La plupart des mesures conclues à Cancun ne font que confirmer les accords non contraignants pris à Copenhague, et qu’avaient signés 140 nations seulement. Todd Stern, l’envoyé climatique des Etats-Unis, a déclaré que les mesures prises à Copenhague avaient « avancé d’une manière exceptionnelle ici aujourd’hui ».

 

« C’est assez historique » a déclaré Christiana Figueres, directrice du Secrétariat des Nations Unies sur le changement climatique.

 

« C’est la première fois que les pays se sont mis d’accord sur un ensemble aussi large d’instruments et d’outils qui vont aider les pays en développement en particulier » a-t-elle déclaré.

 

 

 

source : http://www.actualites-news-environnement.com

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